En octobre de cette année, STRATEGIES! a eu le privilège de fournir ses services une fois de plus à une des principales institutions de la coopération allemande, la Deutsche Gesellschaft  für Internationale Zusammenarbeit, GIZ, dans le cadre de l’échange régionale sur l’implémentation et le suivi de l’approche « Farmer Business School »

Le concept d’école d’entrepreneuriat agricole, Farmer Business School, est une approche développée par la GIZ avec l’appui de la fondation Bill & Melinda Gates et les membres de la Fondation Mondiale du Cacao pour promouvoir les compétences entrepreneuriales des petits exploitants agricoles.

Plus de 900 000 agricultrices et agriculteurs ont déjà suivi l’approche FBS qui vise à développer leurs compétences entrepreneuriales, notamment en ce qui concerne leurs connaissances, aptitudes et attitudes.  Le programme couvre, entre autres :

  • L’amélioration des techniques et des investissements dans la production agricole.
  • La sensibilisation aux opportunités de marché et à la production de qualité afin de diversifier et d’améliorer les revenus et la nutrition familiale.
  • La prise de décision à partir des analyses de coûts et des bénéfices qu’offrent différentes technologies et techniques telles que la combinaison d’une culture de rente avec des cultures vivrières.

C’est la Côte d’Ivoire qui a accueilli du 10 au 12 octobre, cette première conférence régionale qui a rassemblé des participant/es de 19 pays africains et 7 pays européens. Le cahier de charges du cabinet STRATEGIES ! était de concevoir et faciliter ce grand moment d’échange afin de permettre aux participant/es  de :

  • Apprendre des succès des différents pays qui ont mis en œuvre le FBS
  • Analyser les challenges pour la mise en œuvre du FBS à plus grande échelle et l’intégration de la FBS de manière durable dans les programmes institutionnels des pays et des régions.
  • La prise en compte de facteurs tels que :
    • le changement climatique
    • le vieillissement de la population agricole
    • l’Insuffisance d’espace à exploiter par les agriculteurs, etc.

    

La conférence a connu la participantion des intervenants de marque, notamment lors de la céremonie d’ouverture.  Il s’agissait de :

  • SIAKA Coulibaly, Directeur du Cabinet du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, Côte d’Ivoire
  • Mme Jennifer Blanke, Vice President Agriculture, Human and Social Development of the African Development Bank. Elle a intervenu sur le thème « Investir dans les petits exploitants: l’entreprenariat pour la transformation agricole en Afrique »,
  • Dr Anne-Marie Mathies, Chef du Programme, Agro-industrie Durable des Petits Exploitants Agricoles – GIZ. Elle a présente l’approche FBS et ses réalisations.  Avec plus de 27 ans d’expérience en agriculture africaine, Dr. Mathies est un des piliers fondateurs de l’approche FBS.

    

Les méthodes de facilitation de la conférence étaient variées et très participatifs, permettant à chaque participant/e de faire une contribution.  Les échanges ont permis de ressortir les résultats concrets obtenus après 7 ans de mise en œuvre de l’approche. Notamment :

  • L’amélioration des revenue pour environ 60% des participant/es
  • La production en superficie augmentée de 25%
  • Une meilleure gestion des revenus
  • La naissance de 25 nouvelles coopératives
  • Une augmentation de 25% des ventes du réseau
  • Une nette amélioration de la qualité de la production
  • Les partenariats entre petits exploitants et grandes entreprises agricoles renforcés de manière gagnant-gagnant

 

A travers les différents panels et ateliers de travail, les participant/es ont définis des suggestions concrètes pour la durabilité et la mise en œuvre à échelle du FBS.

Pour la prochaine phase du projet :

  • Instaurer la formation des formateurs sur la gestion des entrées agricoles
  • Inculquer la FBS aux coopératives
  • Renforcer les entreprises agricoles afin qu’ils fassent l’investissement nécessaire pour développer des partenariats avec des petits exploitants
  • Adapter la FBS pour les agriculteurs analphabètes.

Pour les États et régions africaines :

  • Introduire le module FBS dans le programme du primaire et du secondaire afin de permettre aux jeunes de voir l’agriculture comme un métier de l’avenir
  • Améliorer l’encadrement des agriculteurs par les agents de l’État à différents niveaux
  • Encourager les États à intégrer la FBS dans leur politique agricole.

     

Pour le cabinet STRATEGIES ! qui intervient dans le domaine de l’agriculture africaine depuis plus de 20 ans et qui a eu l’opportunité d’analyser et d’évaluer différentes approches dans ce domaine, la FBS représente une opportunité réelle pour améliorer les conditions de vie des plus de 500 millions d’agricultrices et agriculteurs de notre continent.

 

 

Quelques moments de la conférence en images